Revendiquer sur les moyens : OUI, mais pour quoi faire ?
Dans un même temps, il est demandé à l'école de se concentrer sur les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, parler l'anglais, maîtriser l'informatique, chanter la Marseillaise). L'éducation est envisagée avant tout comme outil de production de futurs travailleurs respectueux des institutions républicaines et des hiérarchies, tout en participant activement à la sélection et à l'exclusion sociale.
Nous pensons que, contre cette définition des missions de l'Éducation Nationale, il est nécessaire d'associer les revendications en termes de moyens (postes, budget, salaires) à des perspectives d'alternatives éducatives.
Nous revendiquons la possibilité que l'école s'organise autour :
- d'un travail en équipe, décidé à la base,
- de l'écoute et la prise en compte de la parole des élèves sur la vie de l'établissement, sur leur parcours de formation et leur orientation,
- de l'élargissement du travail en petit groupe, du décloisonnement des savoirs,
- d'une remise en cause des méthodes d'évaluation des élèves, des enseignants ainsi que des personnels non enseignants.
Nous appelons à élargir ce mouvement pour mener une réflexion plus globale sur la formation des profs, les méthodes pédagogiques, et l'organisation du travail au sein des établissements. Nous participerons à dépasser les classiques journées d'action sans lendemain.
L'équipe du Lycée Autogéré de Paris Le 18 mars 2008